La Reine de Mai, l’exposition
Je vous en avais parlé dernièrement, ça y est j’ai enfin trouvé du temps pour aller visiter cette très belle exposition sur Marie-José de Savoie et son trousseau pour la première fois visible en France.

Marie-José de Savoie
Une silhouette élégante et raffinée, des robes de soirée reflétant la mode des années 1930 et des manteaux de cour pour les cérémonies officielles : voilà ce que l’on est invité à découvrir à la Mona Bismarck Foundation jusqu’au 12 décembre.

Robe de soirée, à deux volants en lamé corail. Motifs de fleurs stylisées.
L’exposition n’est pas grande mais elle est riche dans le déploiement des magnifiques tenues et la scénographie raffinée de Monsieur de Givenchy. On découvre la haute couture italienne, s’inspirant des modèles parisiens, au profit de la famille de Savoie. Les robes de soirée mettent en valeur le corps avec des lignes épurées. Les tissus employés sont délicats et brodés avec finesse. Marie-José de Savoie suivait les codes de la mode de son époque et elle en était une digne représentatrice.

Robe de soirée, bustier en satin ivoire. Broderie de fleurs d'argent
Les manteaux pour les cérémonies officielles sont beaucoup plus traditionnels. C’est Humbert de Savoie qui choisit les motifs évoquant les styles Empire et Rococo. On y retrouve les thèmes de la dynastie royale, comme la rose à cinq pétales ou bien les nœuds de la maison de Savoie. Celui-ci représente la fixation, l’amour et la fidélité, cet emblème remonte au XIVème siècle.

Manteau de cour pour dame d'honneur avec le détail du noeud de Savoie, 1930, 300x87 cm

Atelier Concettina Buonanno, 1934, 400x157 cm

Manteau de cour, 322x138 cm
Enfin pour clore cette exposition, on découvre le voile nuptial que Marie-José portait le jour de son mariage. Il fut offert par le peuple belge par le biais d’une souscription (Marie-José était princesse de Belgique). Ce voile est en dentelle de Bruxelles et il mesure 4 mètres de long. Il est d’une finesse dans le détail et l’exécution. C’est une très belle pièce qui est admirablement mise en valeur.

Voile nuptial, 1930, 307x250 cm
Comme vous pouvez le ressentir, j’ai beaucoup aimé cette exposition. La scénographie est bien étudiée, on peut voir les tenues sous toutes les coutures, grâce à de savants jeux de miroirs. De plus les mannequins ne sont pas derrière des vitrines on peut s’approcher et se rendre compte de la minutie des broderies. Enfin les robes sont bien mises en scène avec les bijoux et les diadèmes, spécialement conçus pour l’exposition par Stéphane Marant, qui donne une allure altière à l’ensemble.

Atelier Concettina Buananno, vers 1935. Robe de soirée en lamé or et argent, décoletté, drapé et tombé sur l'épaule droite.
Vous pouvez retrouver le catalogue de l’exposition à l’accueil, il est en vente au prix de 30€.
Images: photographies personnelles. On est autorisé à faire des photos sans flash, j’en étais ravie


29 novembre 2009 à 14:18
Jusqu’au 12 décembre ! il faut que je me dépêche, je n’ai pas encore trouvé le temps d’y aller. Tes commentaires et tes photos attisent encore mon envie.
Tes photos montrent vraiment bien le style de l’époque : la ligne fluide évasée, les robes qui rallongent, les drapés, et surtout cette fameuse coupe en biais, dont Madeleine Vionnet est la virtuose. Merci.
30 novembre 2009 à 17:35
Merci Popeline pour ton message. L’exposition est assez courte mais tellement riche que l’on peut rester longtemps à admirer ces robes de soirée et ces manteaux d’apparat.
Plus que 12 jours! En plus les gens là-bas sont charmants. Je te souhaite, par avance, une excellente visite.